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Courir pour mieux en pâtir 

Courir pour mieux en pâtir 

Selon certaines études scientifiques, une activité physique allongerait l’espérance de vie et réduirait de 30% les risques de mortalité. En revanche, courir à outrance nuancerait ces effets.

L’excès pousse au décès. C’est en 2015 qu’une équipe de chercheurs danoise publie dans le Journal of the American College of Cardiology les résultats d’une étude surprenante menée sur plus de 5 000 personnes en bonne santé. Ils ont observé pendant douze années les données relatives à l’intensité de leur activité physique et leur mode de vie. Il en a été conclu que les personnes pratiquant une faible activité ou une activité modéré avaient moins de risque de mortalité que des personnes sédentaires. En revanche, pour ceux pratiquant le jogging à de fortes doses, la probabilité de décès est quasi identique.

En 2014, le professeur Lee DC a conclu que le risque de mortalité chez les coureurs était réduit de 30 à 40% comparé à des personnes non coureuses. Cependant, cette étude opposait des personnes sédentaires à des joggeurs. Aucune distinction n’était alors émise dans la catégorie des coureurs. Dans un premier temps, le professeur Peter Schnor a quantifié l’intensité de l’effort. Il en conclut de prime abord que pratiquer le jogging – entre une heure et 2,4 heure hebdomadaire, trois fois maximum dans la semaine et à une vitesse maximale de 11 kilomètres heure – pouvait améliorer l’espérance de vie de 3 ans. De plus, il a constaté également que les coureurs invétérés avaient un taux de mortalité égalant quasiment celui des personnes sédentaires.

Pas plus d’une heure, deux à trois fois par semaine.

Tout comme le vin rouge, dont un verre réduirait le risque de maladie cardio-vasculaire, la course à pieds ne doit être pratiquée en excès. Le professeur Paffenbarger a mis en évidence que passer d’une consommation de 500 kcal à plus de 3,500 kcal par semaine pouvait augmenter les risques de mortalité. D’autres études ont par la suite également confirmé ces résultats. En réalité, cette consommation de 3,500 kcal équivaudrait aux dépenses énergétiques nécessaires pour courir un marathon.

On peut également retrouver chez les marathoniens un remodelage pathologique des tissus artériels et du cœur. Cela s’explique par l’augmentation du débit sanguin et la nécessité au ventricule droit du cœur de recevoir une grande quantité de sang. Selon le professeur O’Keefe, cela pourrait se traduire par une calcification de l’artère coronaire, des dysfonctions diastoliques, et un enraidissement des parois des artères.

Sur le plan ostéopathique.

D’un point de vue biomécanique, la course à pieds est très traumatisante. En effet, les microtraumatismes répétés auront tendance à comprimer les structures du corps assujetti aux forces qui s’appliquent. Pour bien comprendre la biomécanique du mouvement, vous pouvez retrouver la thèse de Jean-Philippe Lepoutre publié en 2007.

Ces microtraumatismes sont responsables de ce qu’on appelle en ostéopathie des restrictions de mobilités. Celles-ci peuvent être la cause de votre symptomatologie. Afin de pallier à ce dysfonctionnement, l’ostéopathe s’efforcera de redonner de la mobilité aux structures en souffrance.

De plus, il n’est pas rare que les coureurs souffrent de certaines pathologies. La plus répandue est peut-être le syndrome de l’essuie-glace ou la tendinite achilléenne. Sachez que l’ostéopathie pourra agir sur ce type de pathologie. Toutefois, une prise en charge pluridisciplinaire est idéale pour retrouver une liberté de mouvements plus rapidement.

Pour conclure, l’ostéopathie est une thérapie à la fois préventive et curative. N’attendez pas. Le seul outil de communication du corps est la douleur alors ne le sollicitez pas trop. Soyez à l’écoute de votre corps et n’hésitez pas à prendre rendez-vous au moindre signe.

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